26.05.2019: Déjà 2 semaines à Papendal

Mon aventure hollandaise a commencé à la mi mai. Une grosse étape et un grand changement pour moi qui me suis entraînée aux mêmes heures, sur le même stade et avec le même entraîneur depuis plus de 10 ans maintenant. J’avais mon petit confort et ma routine et cela fonctionnait.

Mais comme vous le savez, ces habitudes ont été revisitées :)

Je suis donc arrivée en Hollande avec Ajla Del Ponte et nous avons découvert les lieux et nos nouvelles habitudes ensemble. J’étais bien contente de l’avoir avec moi. Toute seule ce n’aurait pas été bien rigolo.

La première semaine a été très éprouvante pour moi car je n’avais aucun repère. Nous avions trouvé un joli Airbnb sur internet qui se situait dans un village à coté de Papendal, notre centre d’entraînement. Malheureusement, le logement n’était pas à la hauteur de nos attentes et surtout pas idéalement situé. Nous allions en vélo au centre car en bus nous perdions trop de temps (pas de connexion). Alors une chose est certaine, cette partie de la Hollande n’est pas du tout plane comme on peut le penser. Nous faisons 25 minutes de vélo aller, 25 minutes retour ce qui n’est pas idéal. Nous sommes des sprinteuses  tout de même :D

Avec cette situation pas vraiment idéale, nous avons décidé avec Ajla de changer de logement et d’aller au centre ville de Arnhem où nous avions un bus direct pour le centre (20min). Maintenant nous sommes installées et avons pris nos petites habitudes.

Le centre sportif de Papendal est absolument magnifique. Tout est à portée de main. Tout est très professionnel avec des physiothérapeutes sur la piste lors de chaque entraînement, des masseurs dispo en tout temps, 2 salles de force.

Chaque midi, après la séance du matin, nous mangeons à la cafétéria avant de rentrer à la maison.

Je pense que le repas de midi a été la plus grosse surprise pour moi. Car ils ne mangent pas comme nous. C’est plus une sorte d’en-cas avant d’attaquer la prochaine séance. Alors que moi j’avais l’habitude de manger un plat cuisiné à midi, ici je mange des œufs au plat ou des omelettes avec des soupes et un bout de pain. C’est étrange mais au final j’aime bien ça. :)

Oh et Arnhem, la ville…un vrai bijou. Il y a tout des cafés, des restaurants, du shopping, des fleurs, tout sur un petit rayon. C’est ADORABLE !! Je recommande pour un petit weekend :D

Vous comprendrez que je me plais bien ici. Le groupe d’entrainement est top et compétitif, les athlètes sont super accueillant.

Tout est bien…sauf que la maison me manque ! 

 

23.05.2019: Communiqué de presse

Un nouveau départ synonyme de nouveau challenge

L’objectif de la saison en salle était de remporter un 2ème titre de championne d’Europe en l’espace de 7 mois. Cet objectif ambitieux a pu être atteint à la force du mental et grâce aux expériences d’Amsterdam, de Londres ou de Berlin, mais aussi grâce aux échecs de Rio, de Belgrade ou de Birmingham. Je ne me suis pas présentée à Glasgow au mieux de ma forme physique ou en tous cas pas sur le niveau des deux dernières saisons en salle. Mais j’ai pu faire la différence face à une concurrence très relevée grâce à mon vécu et à mon expérience. Je suis fière d’avoir su élever mon niveau au moment opportun.

Après deux semaines de repos, j’ai repris la direction de l’Afrique du Sud pour un mois de préparation rythmé par de nombreuses séances d’endurance et de force. Ce stage m’a servi à poser les bases pour une longue saison estivale.

Au début mai j’ai participé avec mes coéquipières du relais 4x400m aux WORLD RELAYS à Yokohama. Ce voyage s’est avéré un succès puisque nous avons terminé 7ème et décroché notre qualification pour Doha ! Nous avons également couru la 2ème meilleure performance suisse de tous les temps.

Depuis 10 jours je suis en Hollande pour ce qui signifie un nouveau départ pour moi. J’ai planifié plusieurs semaines au Centre de préparation olympique de Papendal où mon entraîneur a commencé à travailler pour la fédération hollandaise. Entre ces séjours à Papendal, je m’entraîne seule à Lausanne pour la plupart de mes séances. Ceci représente un nouveau challenge pour moi et demande un temps d’adaptation.

Ce premier séjour en Hollande me permet de travailler beaucoup la technique et le rythme sur les haies afin de me préparer aux premières compétitions. Ma saison d’été va être séparée en trois avec une première phase de juin à mi-juillet durant laquelle je vais participer à 4 Diamond League (Rome, Oslo, Lausanne et Monaco) ainsi qu’à Atletica Genève et La Chaux-de-Fonds puis après une semaine de régénération, 3 semaines de préparation pour la deuxième partie de la saison avec Berne, la Coupe d’Europe puis Zürich et Bellinzone. Après Bellinzone, je ferai un camp de 15 jours en Turquie afin de peaufiner ma forme en vue du grand objectif de la saison : les Championnats du Monde à Doha.

Mon entrée dans la saison était prévue ce samedi à Oordegem en Belgique, mais en raison d’une inflammation d’un nerf au niveau lombaire, j’ai dû faire une infiltration qui demande quelques jours de repos et d’entraînement alternatif. C’est pourquoi mon début de saison se fera à Rome le 6 juin.

Je me réjouis de débuter cette saison et de vivre ce nouveau challenge entre la Hollande, la Suisse et le reste du monde ! Merci de votre soutien dans cette aventure et au plaisir de vous revoir au bord d’un stade !

Programme des compétitions :

06.06.2019               DL Rome                                           400H

12.06.2019               DL Oslo                                              400H

15.06.2019               Atletica Genève                                400

30.06.2019               La Chaux-de-Fonds                         400H

05.07.2019               DL Athletissima Lausanne              400H

12.07.2019               DL Monaco                                        400H

03.08.2019               Citius Berne                                      400H

09-11.08.2019         European Team Championships   400-4x400

23-24.08.2019         CS Bâle                                              TBD

29.08.2019               DL Weltklasse Zürich                      400H

01.09.2019               Bellinzona                                         400H

01-02-04.10.2019   CM Doha                                           400H

05-06.10.2019         CM Doha                                           4x400

 

16.05.2019: kon'nitchiwa

Me voici depuis une semaine sur terre Niponne. Demain, notre équipe de 4x400m sera engagée aux World Relays à Yokohama (JPN). 

Sept heures de décalage horaire nous ont obligés à effectuer un camp de préparation au Japon afin de nous acclimater. Nous en avons profité de tester le camp de base prévu pour les jeux olympiques de Tokyo l’année prochaine. 
Nous avons déposés nos valises à Tsukuba, à 45 minutes de Tokyo. Tsukuba est une ville récente, qui est née aux alentours es années 1960. Il n’y a donc pas beaucoup à découvrir et nous y sommes au calme.

Je suis tombée sous le charme de ce pays. Mon apriori sur les japonais s’avère être totalement faux. Enfin presque. C’est un peuple ultra poli comme je l’imaginais mais cependant pas du tout timide ou réservé. Nous avons environ 8 jeunes étudiants qui nous entourent constamment et font tout leur possible pour rendre notre séjour parfait. Un étudiant en nutrition, de l’Université de Tsukuba, nous concocte tous les midis des bons plats locaux. La nourriture japonaise est super saine et sommes aux anges avec ce qui nous est proposé. Soupe miso, riz, saumon grillé et petits légumes sont au menu. Le soir, nous découvrons à travers les restaurants leurs spécialités. (Je suis devenue une spécialiste pour manger des nouilles de riz dans une soupe avec des baguettes !)

Lundi soir, une soirée sushis a été organisée avec nos volontaires. Le commencement est toujours calme et silencieux puis nous échangeons et rions beaucoup. Nos deux cultures ne font plus que une. Leur origami se transforme en coin-coin (le seul pliage que nous savons effectuer) et la soirée est lancée. C’est un vrai plaisir que d’être ici et une superbe découverte. La ville de Tsukuba nous a accueilli les bras ouverts et nous avons déjà hâte de nous y rendre l’année prochaine. Le test a été très concluant et j’imagine que pour Tokyo2020 cela va encore monter en grade. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à remercie le japon et notre fédération pour cette belle expérience en performant aux World Relays (11-12 mai)

 «Cette chronique est régulièrement publiée dans les titres de Romandie-Combi (Le Nouvelliste, La Liberté, ArcInfo, Le Quotidien Jurassien et Le Journal du Jura)»

 

20.04.2019: Une nouvelle ambiance, une nouvelle dynamique

La dernière fois que je vous ai laissé, je venais de gagner le titre européen sur 400m en salle. Depuis, les choses ont passablement évoluées dans ma routine d’athlète.

Comme vous le savez surement, mon entraineur a changé sa couleur de maillot. Il est depuis le 1er avril coach national de l’équipe de hollande. Et a déposé ses valises dans le pays de la tulipe.

Nous avons longuement discuté de ce changement pour optimiser au mieux ma situation. Il était exclu pour moi de changer de coach car nous travaillons ensemble depuis plus de 10 ans et la méthode fonctionne. Il a donc fallu adapter le schéma pour que je puisse continuer à travailler dans les meilleures conditions tout en s’assurant que je sois convaincue de la méthode.

Le changement est en train de s’opérer maintenant. Laurent s’est envolé aux Etats-Unis en camp avec l’équipe de Hollande et j’ai terminé mes 10 derniers jours de stage en Afrique du Sud sans lui. Tout s’est bien déroulé. Nous étions notre équipe avec mes collègues d’entraînement et nous nous motivions parmi. C’était très chouette.

Je suis maintenant de retour depuis 1 semaine en Suisse et c’est là qu’arrivent les choses intéressantes. Je suis confrontée à moi-même aux entraînements. Je suis seule sur la piste, sans coach et sans collègue d’entraînement, car elles sont toutes, à l’exception de Ajla Del Ponte, allées s’installer à St-Gall.

Les mercredis, lors des entraînements spécifiques sur haies, je m’entraîne avec Peter Haas, notre ancien chef de la fédération et olympien sur 400m haies. C’est chouette car c’est une autre approche et de nouveaux exercices.

Mais afin de contrer cette solitude et surtout pour pouvoir m’entraîner avec mon coach, je vais faire des séjours de 2-3 semaines en Hollande. Ainsi, je pourrais voir Laurent et profiter d’une nouvelle dynamique. Le groupe a l’air chouette. Relativement jeune avec des futurs talents. Je me réjouis de découvrir le centre de performance, la philosophie de haut niveau et les filles.

Je dois avouer que je suis encore aujourd’hui avec un sentiment mitigé sur cette situation. Ma routine et mon confort sont complétement chamboulé mais je reste convaincue que c’est pour un bien. Sortir de ma zone de confort va me permettre de gravir les derniers échelons pour atteindre mes objectifs.

Mon premier séjour se déroulera du 13 mai au 5 juin. J’ai hâte. Je serai dans un chaleureux Airbnb que je vais partager avec Ajla. Elle a aussi décidé de prendre l’option Hollande et je me réjouis de vivre cette aventure à ses cotés :)

 

11.03.2019 Cette nuit là, je n'ai pas beaucoup dormi

Le week-end dernier, je suis devenue championne d’Europe du 400m indoor à Glasgow.

Mais que se passe-t-il autour de cette performance? Quelles sont les faces cachées de cette médaille? La clé se trouve dans beaucoup d’éléments, mais surtout dans la récupération. Quand il s’agit d’enchaîner trois courses de haut niveau en 36 heures, je peux vous assurer que chaque minute est comptée!

Vendredi 1er mars, mon éliminatoire est planifiée à 13h. Réveil à 8h, petit-déjeuner à 8h30, puis direction la salle à 10h. Ensuite de cela s’installe le rituel d’échauffement, la course et les interviewes. Puis les minutes sont comptées pour retourner au plus vite à l’hôtel. Je mange un bon repas avant de m’allonger sur la table de massage, où je me laisser traiter par la physiothérapeute. Celle-ci travaille essentiellement sur mes jambes et mes fessiers pour détendre les muscles et évacuer ce fameux acide lactique dont les coureurs parlent tant.  Après cela, sieste! A 18h30, je repars pour la salle afin de disputer ma demi-finale. Le même rituel s’installe avant d’entrer en chambre d’appel, 20 minutes avant le départ de la course.

Le soir, place à cette même routine de récupération. Cette fois-ci, j’y ai ajouté une séance de froid en plongeant mes jambes dans une baignoire remplie d’eau et de glace. Deux fois trois minutes à une température d’environ 8 degrés, afin de favoriser la circulation sanguine et accélérer le processus de récupération. L’envie d’entrer dans le bain n’y est pas, mais cela fait un bien fou! Je prends donc mon courage à deux mains et m’y lance! Ensuite, je m’allonge à nouveau pour une petite heure sur la table de massage, afin de détendre les muscles en vue d’une bonne nuit de sommeil. Et c’est ici toute la difficulté. Car, cette nuit-là, je n’ai pas beaucoup dormi… Dès que je fermais les yeux, je me retrouvais sur la piste à anticiper la finale du lendemain! Mon cerveau n’était pas capable de se mettre sur off. Alors, j’entreprends des techniques de respiration pour essayer de trouver le sommeil et prends quelques fleurs de Bach.

Le lendemain, après avoir dormi uniquement cinq heures, je file au petit-déjeuner prendre des forces avant une longue journée d’attente. J’essaie de rester dans ma bulle tout en déconnant avec mon entourage, pour oublier le challenge qui m’attend. Je passe ma journée entre faire des siestes, pour rattraper mes heures de sommeil, et la physio, pour préparer mes jambes. Une séance de boots est planifiée en matinée, puis un massage en début d’après-midi. A 17h30, je prends le bus, direction la salle. La suite est connue J

 «Cette chronique est régulièrement publiée dans les titres de Romandie-Combi (Le Nouvelliste, La Liberté, ArcInfo, Le Quotidien Jurassien et Le Journal du Jura)»

 

13.01.2019: D’un Championnat d’Europe à un autre…

Cinq mois se sont écoulés depuis le 10 août dernier et ma victoire dans le stade olympique de Berlin… Dans un peu plus de deux semaines, je serai de retour à la compétition avec un autre Championnat d’Europe comme objectif. Tellement de choses se sont passées dans cette intervalle ! Beaucoup de sollicitations, des vacances réparatrices et une préparation durant laquelle je place les jalons pour franchir encore un cap l’été prochain à Doha et en 2020 à Tokyo.

La séance en salle sera différente de l’année dernière car le 400m n’est pas au programme du World Indoor Tour. Je courrai tout d’abord en Suisse ce que je n’avais pas fait sur cette distance l’hiver passé et j’aurai un test très sérieux le 6 février à Torun (POL) contre la Championne d’Europe du 400m Justyna Swiety (POL) et la médaillée de bronze de Berlin Lisanne De Witte (NED).

Début mars je serai au départ des Championnats d’Europe en salle à Glasgow avec comme objectif la victoire ! Le niveau du 400m féminin est devenu extrêmement élevé et dense l’été dernier et je sais que la lutte sera intense et passionnante. Surtout que la salle réserve souvent des surprises… Un autre moment important sera la finale du 4x400m le dimanche 3 mars ! Pour la première fois un relais 4x400m féminin suisse sera au départ d’une finale de Championnat d’Europe en salle ! Je me réjouis de courir à nouveau en relais après la belle course de Berne l’été dernier.

J’ai préparé comme d’habitude cette saison indoor à Potchefstroom en Afrique du Sud. Avant Noël j’ai été handicapée par un blocage dans le dos durant quelques jours puis par un virus qui m’a un peu affaibli, mais maintenant tout est rentré dans l’ordre.

Un autre challenge de ces 5 derniers mois a été de gérer les différentes sollicitations faisant suite à mon titre de Berlin. Entre les médias, les conférences, les événements et les représentations pour mes sponsors, il y a eu beaucoup. J’ai dû refuser certaines demandes et le fait d’être durant 7 semaines à l’autre bout de la planète m’a permis de garder le focus sur l’entraînement et d’avoir des plages de récupération.

Finalement je tiens à remercier mes sponsors qui m’ont tous renouvelé leur confiance pour les deux prochaines années et qui me permettent de bénéficier des moyens nécessaires pour me préparer dans les meilleures conditions.

Programme des compétitions :

27.01.2019   Macolin          400m

02.02.2019   Macolin          400m

06.02.2019   Torun (POL)400m

10.02.2019   Metz (FRA)    300m

16-17.02.19  St-Gall            60 ou 200m

01-02-03.03Glasgow         400m-4x400m

 

07.01.2019: Bonne année 2019 !!

Voilà 3 mois que je suis de retour aux choses sérieuses. Après quelques bonnes semaines de déconnexion à l’autre bout du monde, j’ai enfilé mes baskets début octobre pour préparer la suite. Les deux prochaines années vont me demander de hausser mon niveau encore un peu si je veux atteindre mon rêve de décocher une médaille mondiale. Car oui le métal mondial exige encore plus.

Mon rêve était toujours de faire l’or européen et d’atteindre une finale mondiale. Ces deux choses je les ai maintenant atteintes mais je ne veux pas m’arrêter là.  Je veux plus. C’est donc dans cet état d’esprit que je me suis lancée dans cette saison 2019.

Je dois avouer que les débuts sont plus difficiles que prévus. Comme si mon corps et mon mental ne coopèrent pas. Quand un dit blanc l’autre dit noir et inversement. C’est un challenge et je suis en train de chercher les clés pour contrer ce phénomène. J’y arrive gentiment, avec de la patience et de la confiance.  Mais j’avoue que ce n’est pas toujours facile.

A cela s’est ajouté la nouvelle de mon coach qui a décidé de prendre un nouveau challenge et d’entraîner l’équipe de Hollande. Je n’ai pas encore beaucoup d’informations à donner mais je sais que je vais le suivre et continuer ma collaboration avec lui. Je prends cette aventure comme un nouveau challenge pour moi aussi. Cela va me permettre de sortir de ma zone de confort et de ma routine habituelle pour gravir le(s) dernier(s) échelon(s) manquant(s).

Je vous souhaite une belle semaine depuis mon second stage d’entraînement qui a débuté ce lundi 7 janvier. J’y serai pour 3 semaines avant le retour en Suisse pour le début des compétitions.

 

12.10.2018 Je suis championne d'Europe

Bonjour à tous !

Quelle honte de ne pas avoir écrit avant. Mais la fin de saison a été de folie et le temps m’a manqué. Veuillez m’excuser.

Revenons sur ce mois d’août dont le souvenir fait encore briller mes yeux. Pas plus tard que hier, j’ai donné une conférence et en introduction j’ai fait revivre aux spectateurs cette finale du 10 août dernier. Je ne suis pas certaine que je montre cette vidéo pour eux ou alors pour moi. Les souvenirs sont encore intacts et les sensations indescriptibles.

Car oui je suis CHAMPIONNE D’EUROPE !! J’ai le droit de le dire, et de m’en vanter car j’en suis fière. J’ai appris que par après qu’en réalité je suis la première femme championne d’Europe d’athlétisme en suisse ! J’ai marqué l’histoire et ça c’est un petit bonus.

Ce 10 août je l’ai attendu et je l’ai préparé de la meilleure des façons. Je suis arrivée à Berlin en forme et avec, pour la première fois, la sensation d’être imbattable. J’avais conscience de mes forces et que si je réalisais LA course, je finirai sur la plus haute marche du podium.

Le jour de ma finale, j’étais sereine. Plusieurs choses se sont articulées de manière fluide. Des petits signaux positifs m’ont mis en confiance. Dans le bus pour le stade, j’ai vu un camion FedEx et ma maman m’avait dit quelques semaines avant que dans le logo on y voyait un signe de vitesse. Chose que je n’ai jamais vue. Et durant le trajet, ce signe m’est venu comme une évidence. J’ai du sourire et je sentais que j’étais décontractée et confiante. Cette petite chose a été en vrai très importante je crois.

Puis s’en est suivi ce que vous savez. Mon titre, une joie immense ! Ma famille, mes amis étaient présents dans le stade ! Après quelques heures de protocole, je suis enfin sortie de ce stade pour les embrasser et fêter avec eux. Une longue nuit s’en est suivie avec que très peu de sommeil :) 

Le lendemain j’ai pu toucher ce que j’avais réalisé en recevant ma médaille. Mon frère avait fait le voyage uniquement pour ce moment et m’a fait la surprise. Vous imaginez bien que les larmes de joie sont arrivées instantanément quand je l’ai vu.

Les semaines qui ont suivi cette médaille d’or ont été de folies. Trois chaines de télévision nationale (l’avantage de notre beau pays et ses langues) des médias locaux, des sponsors etc, etc… C’était un super moment mais j’en suis ressortie éreintée.

Mes vacances étaient prévues déjà depuis longtemps mais elles sont tombées à pic ! Et les destinations : Nouvelle Zélande & Polynésie étaient juste idéales. En décalage sur tout. Histoire de me retrouver, réaliser et savourer.

Et maintenant retour aux choses sérieuses, place à l’entraînement. Mais avec une nouvelle casquette que j’apprécie particulièrement. 

 

01.08.2018: Mon discours du 1er Août à Nyon

Lorsque l’on m’a demandé de faire le discours du 1e août, j’ai directement accepté avec beaucoup de fierté. Et après seulement j’ai pris conscience de la tâche, et me suis dit : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter ? Je ne suis même pas capable de chanter notre hymne dans son entier » Puis, avec un peu de recule et quelques temps de réflexion lors de mes entraînements je suis arrivée à la conclusion que la Suisse je la connais bien. J’en suis fière et je véhicule son image à travers le monde entier. J’espère donc que je vais m’en sortir avec mon speech…

A travers mes expériences de sportives de haut niveau, j’ai eu la chance de représenter la Suisse et j’ai maintenant envie de vous partager quelques anecdotes et événements à ce sujet. 

Combien de fois ai-je entendu l’adjectif petit associé à notre pays ? Les petits suisses, la petite délégation suisse, on va mettre la Suisse avec les autres petits pays d’Europe ? Et j’en passe.

Il est vrai que nous allons rarement débarquer en masse dans un grand rendez-vous, même si, avec le temps, nous sommes de plus en plus nombreux. J’ai déjà été la seule représentante helvétique dans des diamond league. Je me retrouve en chambre avec une inconnue qui ne parle peut-être pas l’anglais mais qui saura dire « chocolate » quand je lui dirais que je viens de Suisse.

Nous aurons une délégation plus petite sur un grand championnat, mais nous aurons la qualité. Et c’est ce qui nous rend plus forts. La qualité suisse !!

Dans beaucoup de domaines, la qualité est notre force. Que ce soit dans l’horlogerie, la médecine, la construction, la pharma, etc., etc.

Et bien dans le sport c’est pareil. Pourquoi nos relayeuses peuvent-elles prétendre à des finales mondiales ? Comment notre équipe nationale de football a-t-elle réussi à passer les 8ème de finale ? Ha non pardon, là c’était un rêve. 

Pourquoi aux prochains championnats d’Europe, nous, petite Suisse pouvons chambouler les plans des Anglais, des Allemands ou encore des Français ?   

Car nous avons nos qualités suisses dont la plus importante étant la précision. Nous aimons que tout soit contrôlé, nous recherchons l’excellence. Nous laissons très peu de place à l’improvisation. Chacune de mes courses est analysée précisément. Quel temps entre chaque haie ? Quelle vitesse jusqu’à la première haie ? Quel temps sur les 40 derniers mètres de plat ? J’ai un schéma bien précis qui est rôdé. On analyse, on optimise.

On dit souvent que le sport est une école de vie et je parle en connaissance de cause, car cela fait 18 ans que je cours sur les bancs de cette école. J’en suis persuadée à 200% car j’en fais l’expérience quotidiennement. Le sport m’a forgée et m’a permis de devenir la personne que je suis actuellement. Il m’a enseigné le respect. Pas uniquement le respect d’autrui mais également le respect des ambitions, des envies ou encore du travail. Il enseigne des valeurs clefs telles que la persévérance ou le dépassement de soi.

La vie d’athlète n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des courants qui viennent se mettre au milieu, des obstacles à contourner. Mais rien n’est insurmontable. Le chemin mène souvent au but, mais parfois il faut prendre des routes un peu plus longues ou plus difficiles et cela je l’ai appris à travers le sport. Il n’y a rarement qu’une seule route. Les échecs font partie d’un parcours. Mon élimination au premier tour des Jeux olympique de Rio en 2016 ainsi que ma désillusion en finale des championnats d’Europe  ont été un gros coup sur la tête. Une remise en question importante. « Est-ce que je suis faite pour ce sport ? » « Qu’avons nous fait faux ? » A nouveau, on analyse, on optimise le schéma pour arriver au but. Même si le succès est bien plus agréable, il ne nous aide pas à nous remettre en question.

Ma disqualification lors des demi-finales des championnats du monde en salle cette année m’a enseigné que nous ne sommes pas seule dans ce tableau. Je ne contrôle pas tout. On a beau faire tout juste, avoir tout optimisé et être au top de sa forme, des éléments incontrôlables viendront se mettre sur notre route. Alors on apprend à relativiser.

Une autre valeur que le sport a su me transmettre est l’autonomie. On est amené à se déplacer seule, à voyager, à parler d’autres langues. On est confronté à la Suisse alémanique, à la Suisse italienne. On découvre notre propre pays et sa diversité. On visite des pays, on découvre des cultures et on se rend compte qu’on a de la chance de vivre en Suisse. Je passe des mois entiers dans des pays chauds avec des collègues d’entraînement que j’adore mais que je n’ai pas choisis. Cela nous enseigne la tolérance et la compréhension de l’autre.

Des pays j’en ai visité j’ai mis un pied sur chaque continent. Et à chaque fois, l’envie de rentrer est immense. Le besoin de retrouver le calme et la sérénité de notre pays. Manger du fromage, et du chocolat et payer 8 francs sa bouteille d’eau. Tout ceci aucun autre pays ne le remplace !

Quand on porte le maillot de l’équipe nationale, il y a cette fierté de représenter La Suisse au-delà des frontières. Faire connaître notre pays et l’envie de donner une image positive. L’image d’une Suisse chaleureuse, souriante et tournée vers l’excellence. Lorsqu’on court avec le maillot suisse, avec la croix sur le cœur, il y a toujours un sentiment spécial. Cette petite chose, si difficile à décrire mais qui pourrait vous faire déplacer des montagnes, ce qui pourrait nous permettre de ramener le Cervin en terre Romande. Une envie de faire mieux, de donner plus. Une envie de rendre sur la piste ce qui m’a été donné et appris. Le maillot rouge à croix blanche rassemble. Je me trouve seule sur la piste mais je sais que j’ai tout un pays dernière moi qui me soutien et m’encourage et cela nous oblige à nous surpasser. ET pour cela je vous dis Merci

Plus tard, après ma carrière sportive, je redonnerai ce que le sport m’a offert. Cette envie, cette volonté, cette force. Le sport doit faire partie du quotidien de chacun. En fonction de son potentiel évidemment, mais je suis persuadée que le sport est un enrichissement. Je donnerai ce que j’ai reçu de mon pays, de mon canton et de mon district. Je me battrai pour le sport et la place de ce dernier dans la société. Chez les enfants et adolescents, mais aussi chez les adultes car le sport fait du bien à tous, c’est prouvé. C’est un vecteur de confiance et d’estime de soi primordial.

Mais ceci sera pour dans quelques années car à très court terme, je m’alignerai avec le maillot suisse lors des championnats d’Europe de Berlin. Avec une grande envie de briller, de faire raisonner notre hymne national dans la capitale allemande. J’appliquerai le schéma étudié et travaillé. Je sais que je serai prête car tout a été calculé et optimisé. Le jour J je porterai le maillot rouge à croix blanche avec beaucoup de fierté et espère faire flotter notre drapeau le plus haut possible et montrer que la petite Suisse n’est pas si petite.

 

23.07.2018: Le choix de mon programme aux Championnats d’Europe à Berlin est fait !

Un record suisse et deux meilleures performances européennes de l’année

Mon 3ème bloc de compétition a été riche en performances de premier plan. Tout a commencé avec le magnifique record suisse du 400m à La Chaux-de-Fonds le 1er juillet qui signifie à ce jour la meilleure performance européenne de l’année. Ensuite dans le cadre d’Athletissima j’ai couru le 400m haies en 54.79 qui représentent aussi la meilleure performance européenne de la discipline. Lors du meeting de Lucerne j’ai confirmée en 54.92 et à Zofingen j’ai conquis mon premier titre de championne suisse sur 400m haies dans un temps de 54.86 malgré des conditions de vent difficiles. Finalement mercredi passé, j’ai pris la 3ème place du meeting de Bellinzone sur 400m.

Camp d’entrainement en altitude

Après ce bloc de 6 courses en l’espace de 17 jours, j’ai pris le chemin des Grisons pour dans un premier temps récupérer et pour préparer au calme les Championnats d’Europe. J’ai trouvé ici à Davos des conditions parfaites pour travailler et pour me ressourcer. Les séances en altitude s’enchainent et je mets en place une à une les pièces du puzzle berlinois.

Berlin pour un premier titre

Mon grand objectif de la saison est donc devant la porte !  Après  la médaille de bronze gagnée lors de ma 2ème saison sur 400m haies en 2016 à Amsterdam, je vise l’or dans la capitale allemande. Mes principales contradictrices seront principalement les expérimentées Hejnova (CZE), Doyle (GBR) et Pedroso (ITA) ainsi que les jeunes Iuel (NOR)et Folorunso (ITA).

Je suis consciente que je n’ai pas encore réussi une course parfaite sur 400m haies cet été et je travaille dur pour y parvenir à Berlin. Je sais que j’ai un chrono beaucoup plus rapide que ces 54.79 dans les jambes ! Je vais me servir de mon beau parcours à Londres en 2017 pour préparer l’enchainement demies-finale et finale.

J’espère que vous serez nombreux à suivre les compétitions dans le stade olympique de Berlin ou derrière votre poste de télévision ! J’aurais besoin de votre soutien ! La délégation suisse va être en feu ! Hop Suisse !!!

Mon programme à Berlin :

Mercredi 08.08 19h10                   400m haies demie-finale

Vendredi 10.08 20h50                   400m haies finale

 

08.07.2018 Une semaine riche en emotions…

La saison a mal commencé pour moi. Des performances très mauvaises ou alors en demi teintes. Du coup, la confiance n’était pas là. C’était un scenario dont je n’étais pas habituée car normalement je commence directement avec un gros chrono pour me mettre dans les meilleures dispositions. J’ai donc du garder la tête haute, croire en mes capacités et continuer à travailler. Après 2 semaines d’entraînements à nouveau sans compétition je savais que j’attaquerais le prochain bloc avec une meilleure forme. La Chaux-de-Fonds ainsi que Athetissima devrait se terminer sur une note positive.

La Chaux-de-Fonds

Dans la campagne neuchâteloise, j’avais un niveau de stress assez élevé. Mon objectif était de m’approcher le plus possible des 51’’09 de l’année dernière. Avant le départ, j’ai encore discuté avec mon coach car j’étais perdue. Je ne trouvais pas les sensations pour faire le bon rythme. Car le plat n’est pas pareil que les haies. La répartition est différente. J’étais perdue. Il m’a dit : « réfléchis pas et cours. Pars vite… »

Le « pars vite » m’exaspère car ça fait peur. Partir trop vite peut faire très très…TRES mal !! Donc généralement je ne pars jamais assez vite selon coach J

Au final, j’ai pris le départ en essayant d’accélérer, ou remettre un coup, à chaque 100m. Et  les derniers 100m se sont bien passé, mieux que prévu. J’avais encore bien du jus. Et la…s’affiche 50’’52 !! Recors suisse et meilleure performance européenne !! Soulagement…

Athletissima

Le sentiment après athletissima est plus mitigé. En ayant couru 50 secondes sur le plat, je peux rêver d’un temps en 53 secondes sur les haies. Mais je manque de confiance sur la discipline et  je pense que cela s’est ressenti lors de la course. Un peu passif et timide sur les premiers 200m ce qui font ressentir sur le second virage. Ma fin de course est bonne. Bien meilleure que jusqu’à maintenant. Au final un temps en 54 toujours bon à prendre…54’’79. Meilleure performance européenne de la saison à nouveau. Je garde cela J

Les compétitions vont s’enchainer encore avec Lucerne, les championnats suisses puis Bellinzona. Ensuite, place au travail pour 2 semaines avant de voler pour Berlin !!!!

 

28.04.2018: Un titre à Berlin et de gros chronos

Forte d’une victoire dans le World Indoor Tour 2018 sur 400m et endurcie par la disqualification en demi-finale des Championnats du Monde en salle, je me suis rapidement tournée vers la préparation pour la saison d’été.  Forte de deux nouveaux records suisses (200m et 400m indoor) et de progrès réalisés dans tous les domaines, j’aborde avec sérénité et envie la saison outdoor qui sera marquée par les Championnats d’Europe à Berlin. Ma saison sera complétement articulée autour de cet objectif.

Camp d’entraînement en Turquie

Si ma saison va débuter dans 15 jours à Langenthal par un 300m haies,  j’ai encore un camp d’entraînement de 10 jours à Belek (TUR) qui m’attend pour peaufiner les derniers détails avant d’aborder les premières compétitions importantes. Je vais alterner des courses en Diamond League avec des courses dans des meetings suisses auxquels je tiens particulièrement. Ceci me permettra tantôt de me concentrer sur moi, tantôt de me frotter à la meilleure concurrence internationale.

3 blocs de compétitions

Ma saison est structurée en 3 blocs de compétitions séparés par deux à trois semaines de travail à l’entraînement. Je prévois de m’aligner principalement sur 400m haies mais avec également quelques 400m plat et éventuellement un 200m au programme. Cette variation me permet d’éviter la routine et développer différentes qualités.

Berlin pour un premier titre

Mon grand objectif de la saison reste les Championnats d’Europe à Berlin. Après  la médaille de bronze gagnée lors de ma 2ème saison sur 400m haies en 2016 à Amsterdam, je vise l’or dans la capitale allemande ! Mes principales contradictrices seront principalement les expérimentées Hejnova (CZE), Petersen (DEN) et Doyle (GBR) ainsi que les jeunes Iuel (NOR)et Folorunso (ITA).

Zürich, finale mondiale 2018

Après avoir disputé 4 meetings de Diamond League, je serai présente pour la finale sur 400m haies au Weltklasse Zürich. Ce sera pour moi la finale mondiale de la saison et une bonne occasion de me situer par rapport aux Américaines et aux Jamaicaines tout comme ce sera le cas à Athletissima dans mon stade le 5 juillet.

Des chronos en tête

Je me suis également fixé des objectifs chronométriques. Ceux-ci sont moins importants que la quête d’une médaille européenne, mais j’aimerais tout de même améliorer mon record suisse du 400m et m’approprier celui du 400m haies toujours détenu par Anita Protti (54.25 contre 54.29). Pourquoi ne pas courir moins de 51.0 sur 400 et moins de 54.0 sur les haies… ;-)

Programme des compétitions :

10.05.2018         Langenthal                             300m haies

31.05.2018         DL Rome                                400m haies

07.06.2018         DL Oslo                                   400m haies

09.06.2018         Genève                                   400m haies ou 400m

16.06.2018         Bern                                        4x400m

01.07.2018         Chaux-de-Fonds                    400m ou 400m haies

05.07.2018         DL Lausanne                           400m haies

09.07.2018         Luzern                                     400m haies

13-14.07.18       CS Zofingen                             400m ou 200m

18.07.2018         Bellinzona                              400m

02.08.2018         Langenthal                            300m haies (tbc)

08-10.08.18         CE Berlin                               400m haies

18.08.2018         DL Birmingham                     400m haies (tbc)

30.08.2018         DL Weltklasse                        400m haies

 

25.03.2018: Quoi de neuf sous le soleil Africain

Il est peut être temps que je vous redonne un peu de mes news. Je n’ai pas été très assidue depuis peu mais la saison indoor a été plus que chargée et émotionnelle. Je n’ai pas eu le temps de réaliser ce qui m’arrivait.

Refaisons un petit résumé :

3 courses dans le World Tour et 3 victoires

Victoire au général du World Tour

Championne suisse sur 200m

Record Suisse du 400m et 200m

J’arrive aux championnats du Monde indoor en étant invaincue et dans la forme de ma vie. Prête physiquement et mentalement et prête à me battre avec les meilleures pour la médaille.

Je passe les séries, termine 2ème de ma demi-finale qui me qualifie directement pour la finale….l’espace de 15 minutes avant que les juges me disqualifient pour avoir « marché » sur la ligne en sortie de premier virage. Je ne comprends pas sur le moment et n’y croit pas. En rien je dérange les adversaires ou ne gagne du temps avec cette erreur. J’accepte le fait qu’il y ait des règles mais je n’accepte pas le faite que l’on analyse chaque pas à la loupe en slow motion. Depuis quand ne laisse-t-on plus place à l’erreur humaine ?

Bref je suis frustrée, fâchée et ai énormément de rage en moi. Encore et toujours ! J’essaie de mettre cette haine sur la piste. Et de passer à autre chose.

Je suis actuellement en camp d’entraînement pour préparer la saison d’été avec en ligne de mire Berlin. Je sais que ce camp va être difficile car on repart sur des aspects qui me déplaisent, à savoir l’endurance. Je dois à chaque fois me faire violence et continuer à croire en moi. Mais avec les derniers évènements, c’est encore plus fort. Je dois y croire 5x plus, et me sortir de la tête l’idée que je ne fais pas ça pour rien, mais que la roue va tourner et elle tournera à Berlin. Car j’y réserve quelque chose de GRAND !!

 

09.01.2018: Communiqué de presse

Une saison en salle avec Birmingham en point de mire

Voilà 3 mois que l’entraînement d’hiver bat son plein après une saison 2017 qui m’a vue franchir un nouveau palier à l’échelon international. La magnifique 5ème place des Championnats du Monde à Londres, mais aussi la 2ème place à Athletissima, le record suisse du 400m ou encore la participation à la finale de Diamond League ont été des moments fantastiques. Ces résultats ont engendré une augmentation sensible des sollicitations extra-sportives et la période octobre-novembre a été bien remplie pour moi. Néanmoins, je me suis entraîné durement et j’ai pu remarquer encore des progrès par rapport à l’année passée.

7 semaines de camp d’entraînement en Afrique du Sud

Après avoir effectué une base d’endurance et de condition physique en Suisse, j’ai fait un premier camp de 4 semaines en Afrique du Sud. Avant de passer 4 jours intensifs à Macolin avec des tests de vitesse qui ont confirmé mes progrès. Je me trouve actuellement à nouveau à Potchefstroom cette fois pour 3 semaines afin de préparer la saison en salle.

Participation au IAAF World Indoor Tour

Cet hiver, je vais participer au Indoor World Tour sur 400m avec 4 meetings à l’étranger. J’aimerais jouer la gagne dans le cadre de ce circuit indoor avant de m’aligner toujours sur 400m aux Championnats du Monde à Birmingham pour lesquels j’ai déjà obtenu les minimas l’hiver passé.  L’objectif de ce grand championnat en salle sera d’entrer en finale et de lutter pour une médaille. Je vais me servir du World Tour pour acquérir de l’expérience tactique dans le déroulement des courses, chose très importante en salle.

Je ne disputerai donc qu’une seule compétition en Suisse le 18 février avec le 200m des Championnats suisses en salle. Venez nombreuses et nombreux à Macolin pour encourager à cette occasion tous les meilleurs athlètes suisses !

Programme des compétitions :

03.02.2018   Karlsruhe (GER)      400m

08.02.2018   Madrid (ESP)           400m

15.02.2018   Torun (POL)             400m

18.02.2018   Macolin                     200m

25.02.2018   Glasgow (SCO)          400m

02-04.03.18  Birmingham (GBR)  400m

 

17.12.2017: Premier camp achevé

Me voici dans le train qui me ramène de 4 semaines en Afrique du Sud. Un retour bien mérité et qui fera du bien aux jambes et surtout à la tête.

Car oui nous sommes des athlètes privilégiés de pouvoir partir au chaud et profiter des meilleures conditions d’entraînement. On a une chance inouïe, mais ce n’est pas toujours facile.  A travers les réseaux sociaux on transmet de belles choses, des images qui font peut-être un peu rêver, où tout à l’air simple et beau. Mais la réalité est un peu différente.  Quatre semaines de travail intensif c’est épuisant pour le corps mais également pour la tête. On se trouve pendant 1 mois avec les mêmes personnes. Il y a des hauts et des bas, chacun n’a pas envie de sourire en même temps. Chacun à ses coups de mou à des périodes différentes. Le comportement d’un ne plait peut être pas à un autre etc…

C’est aussi ça le challenge d’un camp d’entraînement. Je sais que je suis quelqu’un qui apporte trop d’importance à cette harmonie. J’aime que mon environnement soit paisible et sans tension mais sur 1 mois et surtout que avec des filles c’est quasiment impossible. C’est surement une de mes résolutions pour 2018 : Arrêter d’être une éponge et de réfléchir à ce que pensent les autres :)

Parlons entraînements.  Les deux premières semaines ont été un coup mental assez fort pour moi car nous étions encore axé sur l’endurance.  Et je dois avouer qu’on est pas vraiment ami les deux. Additionné à cela, je faisais toutes ces séances avec Aauri (ESP) et Line (NOR) qui sont des bêtes sur ce genre de séances. Donc à chaque fois c’était une baffe en plein visage. Je ravalais ma fierté à chaque séance et attendait la suivante pour rebondir, mais ce n’était pas mieux :) Additionné à cela le fait qu’il me faut toujours 2-3 séances d’adaptation sur les haies pour pouvoir retrouver mon rythme.

Mais bon, les deux semaines suivantes se sont plutôt bien déroulées. Nous sommes passés à des séances lactiques et là je vois les progrès. Je récupère mieux et peux faire les entraînements un chouillat plus vite. Je suis contente. Les haies se passent aussi beaucoup mieux. Je passe mon 14 pas en ligne droite facilement. Niveau vitesse il me semble bien avoir fait un record sur 60m. La force est peut-être l’aspect avec le moins de progrès. Je ne veux pas gagner en force, je dois simplement la maintenir.

Voilà donc un camp plutôt positif. Je rentre maintenant 3 semaines en suisse me reposer un peu, me ressourcer, passer des belles fêtes pour ensuite me préparer au mieux pour la saison en salle.

Je vous souhaite à tous de merveilleuses fêtes de fin d’année et un JOYEUX NOEL !!

 

 

26.11.2017: Une semaine à Potch

Et si je vous emmenai sur une semaine complète en Afrique du Sud. Cette semaine par exemple qui vient à peine de se terminer, ou celle qui s’annonce. Que ce soit celle ci ou la prochaine c’est un peu égal, elles se ressemblent toutes !

Ici tout est réglé comme du papier à musique. Les heures des repas sont identiques depuis mes premières années ici.

8h00 : petit déjeuner

13h00 : diner

19h30 : souper

Comme à mon habitude, je préfère le petit déjeuner. C’est d’ailleurs aussi ce dernier qui a le plus évolué depuis notre venue. JJ et Suzann sont bien au taquet depuis quelques années sur la nutrition et ils nous observent et servent ce qu’il y a de mieux. Le matin c’est donc œufs au plat et porridge. Le porridge est bien meilleur ici car je peux y mettre des fruits de la passion. Fruit beaucoup trop cher en suisse. Je le réserve donc uniquement pour mes stages. Et en suisse j’ai mes pommes Jazz donc je n’ai pas besoin de fruit de la passion. :)

Voilà donc à quoi ressemble la semaine.

Lundi deux entraînements s’enchainent. Premier départ à 9h45 puis 16h. Généralement endurance puis force. Une observation avec les années, la musculation se fera l’après midi car les orages sont rarement en matinée.  Mardi on enchaine le matin avec un entraînement technique. Cela sera souvent des haies pour moi. L’après midi c’est repos. On applique un schéma de 3 entraînements puis 1 session de pause. Donc quand c’est pause c’est aussi massage. La physio sud africaine vient dans notre Guest House pour nous traiter. Elle est géniale. Très douée et depuis les années elle nous connaît bien et sait comment chacun fonctionne. C’est vraiment chouette. C’est la physio privée de Caster Semenya ce qui signifie qu’ensuite on la recroise sur les compétitions parfois.

Mercredi on repart pour deux entraînements, 9h45 et 16h00. Jeudi matin retour au stade pour ensuite un repos l’après midi. C’est simple non ?! J Vendredi on repart pour une journée pleine et on termine la semaine samedi matin avec une séance de montées. Ensuite on a congé jusqu’à lundi.

Le samedi soir est généralement réservé à une sortie. On part manger en ville. Au beefboys. On n’aurait pas besoin de sortir manger ailleurs vu la qualité de la nourriture et de la viande qui nous est servies tous les soirs mais c’est un peu une tradition. On laisse un peu d’air à nos hôtes, on sort aussi pour casser une certaine routine. Parfois on reste un peu plus longtemps boire un verre et danser un peu. Même si avec l’âge j’avoue que je le fais de moins en moins. J

Et le dimanche on larve au bord de la piscine. Certains bronzent, certains révisent, certains lisent. Mais tous se reposent !

On est vraiment très bien à Potchefstroom. Je m’y sens comme à la maison. Rien ne change, je n’ai pas besoin d’adaptation à chaque fois que je m’y rends et ça n’a pas de prix.

Donc voilà. Une semaine terminée, plus que 3. Et je me réjouis de les achever car même si c’est le paradis ici, la maison me manque. Et avec l’âge ça ne s’améliore pas :)

 

30.10.2017  1 mois est déjà derrière moi

Et oui le temps passe vite. Voici que le mois d’octobre est déjà terminé. Ce qui signifie la fin d’un mois d’entraînement. Les deux premières semaines ont été une reprise en douceur et puis nous avons repris avec tout le groupe pour les deux semaines suivantes.

La reprise se passe bien. Je me sens bien. Mon niveau d’endurance est plus haut que l’année derni&egrav