26.11.2017: Une semaine à Potch

Et si je vous emmenai sur une semaine complète en Afrique du Sud. Cette semaine par exemple qui vient à peine de se terminer, ou celle qui s’annonce. Que ce soit celle ci ou la prochaine c’est un peu égal, elles se ressemblent toutes !

Ici tout est réglé comme du papier à musique. Les heures des repas sont identiques depuis mes premières années ici.

8h00 : petit déjeuner

13h00 : diner

19h30 : souper

Comme à mon habitude, je préfère le petit déjeuner. C’est d’ailleurs aussi ce dernier qui a le plus évolué depuis notre venue. JJ et Suzann sont bien au taquet depuis quelques années sur la nutrition et ils nous observent et servent ce qu’il y a de mieux. Le matin c’est donc œufs au plat et porridge. Le porridge est bien meilleur ici car je peux y mettre des fruits de la passion. Fruit beaucoup trop cher en suisse. Je le réserve donc uniquement pour mes stages. Et en suisse j’ai mes pommes Jazz donc je n’ai pas besoin de fruit de la passion. :)

Voilà donc à quoi ressemble la semaine.

Lundi deux entraînements s’enchainent. Premier départ à 9h45 puis 16h. Généralement endurance puis force. Une observation avec les années, la musculation se fera l’après midi car les orages sont rarement en matinée.  Mardi on enchaine le matin avec un entraînement technique. Cela sera souvent des haies pour moi. L’après midi c’est repos. On applique un schéma de 3 entraînements puis 1 session de pause. Donc quand c’est pause c’est aussi massage. La physio sud africaine vient dans notre Guest House pour nous traiter. Elle est géniale. Très douée et depuis les années elle nous connaît bien et sait comment chacun fonctionne. C’est vraiment chouette. C’est la physio privée de Caster Semenya ce qui signifie qu’ensuite on la recroise sur les compétitions parfois.

Mercredi on repart pour deux entraînements, 9h45 et 16h00. Jeudi matin retour au stade pour ensuite un repos l’après midi. C’est simple non ?! J Vendredi on repart pour une journée pleine et on termine la semaine samedi matin avec une séance de montées. Ensuite on a congé jusqu’à lundi.

Le samedi soir est généralement réservé à une sortie. On part manger en ville. Au beefboys. On n’aurait pas besoin de sortir manger ailleurs vu la qualité de la nourriture et de la viande qui nous est servies tous les soirs mais c’est un peu une tradition. On laisse un peu d’air à nos hôtes, on sort aussi pour casser une certaine routine. Parfois on reste un peu plus longtemps boire un verre et danser un peu. Même si avec l’âge j’avoue que je le fais de moins en moins. J

Et le dimanche on larve au bord de la piscine. Certains bronzent, certains révisent, certains lisent. Mais tous se reposent !

On est vraiment très bien à Potchefstroom. Je m’y sens comme à la maison. Rien ne change, je n’ai pas besoin d’adaptation à chaque fois que je m’y rends et ça n’a pas de prix.

Donc voilà. Une semaine terminée, plus que 3. Et je me réjouis de les achever car même si c’est le paradis ici, la maison me manque. Et avec l’âge ça ne s’améliore pas :)

 

30.10.2017  1 mois est déjà derrière moi

Et oui le temps passe vite. Voici que le mois d’octobre est déjà terminé. Ce qui signifie la fin d’un mois d’entraînement. Les deux premières semaines ont été une reprise en douceur et puis nous avons repris avec tout le groupe pour les deux semaines suivantes.

La reprise se passe bien. Je me sens bien. Mon niveau d’endurance est plus haut que l’année dernière ce qui me réjouis beaucoup. Avec la météo que l’on a en plus c’est que du bonheur que de pouvoir avaler les kilomètres. Je ne pensais pas que je dirais un jour cela J Mais je dois avouer que je commence à vraiment aimer mes sorties « longues ». Oui je le mets entre guillemets car 8.5km n’est pas considéré par beaucoup de personnes, hors sprinters, par du long…

La préparation reste très semblable aux autres années. On ne change pas une formule qui gagne n’est-ce pas ? Il y a quelques exercices nouveaux en musculation car le coach fait preuve de folie parfois J

La reprise est toujours un moment important où je profite de mettre l’accent sur des points spécifiques. J’ai fait une analyse de course pour identifier mes débalances et je peux mettre mes forces sur une deux nouvelles choses. Mais il est difficile pour moi de planifier ma semaine car j’ai passablement plus d’engagement que l’année dernière. Le revers de la médaille d’une belle saison. Même si j’aime beaucoup cela, et que je prends des engagements qui me tiennent à cœur, la journée n’a que 24 heures et il faut réussir à caler tout ça. En laissant l’entraînement et la récupération prioritaire.

Vendredi prochain je participe aux super10kampf, une sorte de jeux inter villes en faveur de l’aide sportive suisse. Un peu moins connu en suisse romande mais ce jeu je l’ai regardé à la télévision chaque année. Et cette année je peux être dans l’arène. J’ai hâte.

La saison 2018 va rester dans l’ensemble assez semblable. Je fais confiance aux mêmes personnes. Mon coach, mon staff médical, ma coach mentale. Tous reste. Le groupe d’entraînement n’a vu partir personne et s’est étoffé de 2 athlètes. Kariem Hussein et Aauri Bokesa (ESP)

Mes partenaires seront aussi source de sécurité et me permettront de peaufiner ma préparation au mieux.  Il y a ceux de toujours comme Adidas, Sponser, Swiss Athletics, le fond du Sport Vaudois et l’aide sportive suisse. Il y a ceux qui me font confiance depuis quelques années maintenant comme Athletissima. Et il y a les nouveaux, depuis l’année dernière comme UBS, Weltklasse, UBS Kids Cup, Honda et le Garage de l’Autoroute, Pomme Jazz. Et ceux en devenir, qui sait ? ;)

 

 

06.10.2017 La saison 2017 c’est définitivement fini : RETROSPECTIVE

Lundi, j’ai attaqué la préparation de la saison 2018. Ce qui signifie que 2017 c’est derrière. Voici ma rétrospective et sentiment J

2017 avait pourtant pas très bien commencé. Enfin si, mais non en même temps. La saison en salle fût une vraie montagne russe. Des compétitions indoor magnifiques avec de nombreux records, la meilleure performance européenne sur 400 m. Tout était au vert à l’approche des championnats d’Europe en salle. La motivation boostée, la confiance de même. J’attaque les séries sans grosse pression, tout se passe bien. Le demies-finales pareil. Je gagne chacune des courses. Puis…le drame ! Tout le monde s’en souvient. En tête à 300m, je termine en marchant, les jambes court circuitées sans raison. Je rentre dépitée avec une 5ème place. Quand j’écris cela, je me dis que 5ème en Europe c’est quand même bien. Jamais je n’avais espéré un tel rang à l’entame de la saison. Mais voilà. On veut toujours plus J

Cette contre performance, je m’en suis nourrie. J’ai travaillé 2x plus, travaillé mon mental, construit une carapace autour de moi pour repousser toutes les perturbations. Et l’été fut magnifique J

Chaque course a été un enseignement jusqu’au championnats du monde. J’ai pu courir contre les meilleures filles du monde durant la saison et me rendre compte que je pouvais les battre. Athletissima a été le déclic. Finir 2ème, pouvoir me sentir libre m’a fait comprendre que moi aussi j’étais capable. Mes courses je les attaquaient pour gagner. Je me réjouissais de chaque confrontation. Que ce soit contre mes concurrentes suisses ou internationales.  En gros j’ai vraiment adoré chaque instant de ma saison 2017. Et la finalité de tout cela : ma première finale mondiale et ma première finale de diamond league ! Pour 2018, je signe pour la même…un peu mieux si possible J

J’étais contente de moi, et je le suis toujours. Je suis fière de mon parcours, de ma patience et de mon staff.

Et pour 2018, je veux gagner encore en maturité, en expérience et vivre des expériences folles.

Je vous tiendrai au jus et espère vous faire vibrer à nouveau.

 

10.07.2017: La saison est lancée.

Me voici maintenant dans la seconde partie de ma saison 2017. Voici un petit bilan :)

Je souris car j’aime pouvoir écrire quand les choses vont si bien. Je suis plus que satisfaite de mes débuts avec de nombreux records personnels.

Un de mes objectifs de la saison est d’avoir les records suisses du 400 et 400m haies à mon nom. Depuis le temps que j’entends parler de ces records, il est temps que je les améliores.  

Voici donc ma première mission. Je sais que le record sur 400m est plus accessible que celui avec obstacles. Mais c’est pourtant le second qui me tient le plus à cœur.

Le bilan à la mi parcours est une réussite de 50%. Seul le record sur 400m haies me résiste encore….pour 4 centièmes.

Je suis pourtant pas frustrée de ne pas y parvenir. Je sais qu’il tombera quand il sera temps.

Ma plus grande satisfaction reste ma course de Athletissima. J’avais la chance de pouvoir courir dans une course de malade. L’équivalent d’une finale mondiale. Le podium olympique, la double championne du monde etc… un plateau incroyable. Je voulais profiter de cette chance pour courir vite. Et j’ai réussi à la saisir. Je termine deuxième de la course. Je suis fière de cette performance car j’ai su gérer la pression, j’ai donné un signal fort à moi même et aux concurrentes.

Je remercie les organisateurs qui font tous pour que les athlètes suisses performent. Nous sommes chouchoutés comme nul par ailleurs dans le monde. Et ça c’est bon à prendre.

Qu’en est-il de la suite ?

Mes yeux sont rivés sur Londres et ses championnats du monde. Je veux briller. Je veux atteindre mon objectif ! Pour cela, je vais aller courir encore dimanche 16 juillet à Rabat en Diamond league sur la distance fétiche. J’espère aussi récolter assez de points qui me permettront de me qualifier pour la finale.

En plus de cela, je profiterai des pistes suisses pour m’aligner sur 200m ou 400m et défendrai mon titre suisse sur 200m. :)

 

15.05.2017: Calendrier des compétitions

20 mai                    Bâle                                           150m/300m haies

25 mai                    Langenthal                               300m 

27 mai                    Ooerdegem (BEL)                   400m haies

03 juin                   Zofingen                                    200m

08 juin                   DL Rome (ITA)                          400m

10 juin                   Genève                                      400m haies

23-25 juin            Vaasa (FIN)                                400m-4x400m

02 juillet               Chaux-de-Fonds                       400m

06 juillet               DL Lausanne                             400m haies

11 juillet               Lucerne                                      200m

16 juillet               DL Rabat (MAR)                      400m haies

18 juillet               Bellinzona                                 400m

22 juillet               CS Zürich                                  200m

7-8-10 août         Londres (GBR)                         400m haies

20 août                    Birmingham (GBR)              400m haies (tbc)

24 août                   DL Zürich                                400m haies (additional event)

01 septembre       DL Bruxelles (BEL)                400m haies (tbc)

 

15.05.2017: NOUVELLE SAISON, NOUVEAU RYTHME ET NOUVELLES AMBITIONS

 La saison 2017 en plein air est sur le point de s’ouvrir et le regard de Lea Sprunger est fixé vers l’avant. Ayant pris le temps d’analyser une saison en salle qui a été extraordinaire d’un point de vue chronométrique (meilleure performance mondiale à Macolin sur 400m et meilleure performance européenne sur 200m) mais qui s’est terminée avec un échec cuisant à Belgrade en finale des Championnats d’Europe. Avec son entourage, elle a établi un plan de marche afin de travailler sur ce qui n’a pas fonctionné à ce moment-là. La mise en place de différentes mesures devrait lui permettre de revenir encore plus forte. Les valeurs à l’entraînement sont bonnes, la motivation est là et l’envie aussi. Lea poursuit son travail avec une coach mental et a débuté un processus avec une hypno-thérapeute afin de mettre toutes les cartes de son côté.

Modification du rythme de course 

Cette année 2017 rimera avec changement de rythme. En effet, suite à une analyse de la saison 2016, son expérience et le fait qu’elle est chaque année un peu plus forte physiquement, Lea et son coach ont décidé qu’il était judicieux de courir sur une foulée de 14 pas sur la première partie de course. En effet, l’année passée Lea a dépensé beaucoup d’énergie sur les 200 premiers mètres en piétinant entre et devant les haies. Elle travaille donc depuis plusieurs mois à l’entraînement sur un départ en 21 pas (contre 22 auparavant) puis un rythme de 14 pas entre les haies jusqu’à mi-course avant de passer à 15 foulées. Pour ce faire, Lea a dû changer sa position dans les starting-blocs et elle franchit désormais 2 haies de plus de sa moins bonne jambe.

Les premières sensations à l’entraînement sont bonnes mais cela prend bien sûr du temps pour assimiler cet important changement. Mais Lea se sent bien dans ce nouveau schéma de course. Désormais, il lui faut des courses en compétition pour acquérir de la fluidité et de la confiance.

Plusieurs starts en Diamond League

La saison 2017 sera officiellement lancée le 20 mai avec la première compétition à Bâle sur des distances intermédiaires.

Une décision prise après la salle a été de s’aligner plus à l’étranger et contre une concurrence forte. Lea va donc aller chercher des courses difficiles contre des filles plus fortes qu’elle.

Son premier 400m haies est prévu le 27 mai à Ooerdegem en Belgique. Le 8 juin elle sera à Rome et s’alignera contre les spécialistes du 400m plat. En tant qu’ambassadrice d’Athletissima, Lea sera bien évidemment au départ du 400m haies le 6 juillet. Puis le 16 à Rabat. Un 400m haies additionnel sera au programme de Weltklasse Zürich. En suspens est encore sa participation à la Diamond League de Birmingham (20.08) et à une éventuelle finale à Bruxelles (01.09).

Les meilleurs meetings suisses et un record ?

A coté de ce programme, Lea sera également engagée sur les grands meetings en Suisse tels que Genève, Lucerne, La Chaux-de-Fonds et Bellinzone.

Certaines courses seront très rapprochées les unes des autres et lui permettront de simuler un enchainement d’intensité comme ce sera le cas lors des Championnats du Monde.

Après avoir établi le record national du 200m l’été dernier et avoir frôlé les records du 200 et du 400m en salle cet hiver, Lea aura un œil sur les records d’Anita Protti cet été. Ce serait magnifique qu’elle puisse de devenir la Suissesse la plus rapide de tous les temps sur le tour de piste, avec et/ou sans obstacles…

Cette planification devrait l’emmener dans les meilleures conditions aux Championnats du Monde de Londres cet été. Son objectif est de faire mieux qu’en 2015 où elle avait terminé 13ème. Courir durant toute la saison contre ses concurrentes devrait apporter à Lea l’expérience nécessaire lors de cet événement majeur.

En juin, se tiendra également le Championnat d’Europe par équipe ou la Suisse défendra sa place en First League. Cette compétition tient particulièrement à cœur à Lea  car c’est une occasion de courir une fois de plus pour les couleurs de la Suisse et en équipe. Mais ce sera aussi l’occasion d’aligner une équipe de 4x400m qui sera très compétitive. Lea a hâte de construire quelque chose avec ce projet.

Lea et son équipe se réjouissent de vous revoir et de recevoir vos encouragements tout au long de la saison!

 

06.03.2017: A cœur ouvert

On dit toujours que le sport est une leçon de vie. Et bien ce samedi 4 mars 2017 je peux le confirmer. Un leçon dont je n’étais pas préparée et qui m’a baffée en plein visage.

Le jour même, il est difficile d’analyser, de comprendre ce qui m’était arrivé. Je n’étais capable d’exprimer que les faits : Pas de podium européen. Pas de médaille. J’étais venue pour l’or, mais j’avais conscience de la difficulté et un autre métal m’aurait un peu consolée.

Ressortir de cette arène ovale fût difficile. J’ai quelques secondes pour reprendre mes esprits car je sais que les médias attendent en bas et aimerait que je leur donne une explication. A la vue de la première personne familière je fonds littéralement en larme. Je me perds dans mes émotions. Je sais qu’à quelques mètres les journalistes sont là. Ils avaient les mêmes attentes que moi et attendent, espèrent une explication. Ils sont choqués, peiné, presque muets devant ma désillusion.

Alors j’essaie de donner une explication. Leur transmettre mon ressenti pour que les lecteurs puissent aussi eux comprendre. C’est important pour moi de répondre à leurs questions, d’être disponible quand les résultats sont la mais aussi quand tout va mal. J’ai obtenu beaucoup de message me complimentant sur ma façon de répondre aux médias, ma franchise et le temps accordé. Mais cela fait partie du job. Dans les beaux comme dans les pires jours.

Voilà maintenant presque 36 heures que mon cauchemar est passé. Les larmes dans les yeux sont toujours présentes. Et le sentiment d’échec n’est que plus grand. Jour après jour. L’explication je ne l’ai toujours pas. J’essaie de comprendre, d’analyser, de revivre les sensations pour avancer. Et c’est ça le plus difficile. Ne pas savoir. Car des échecs j’en ai vécus. Pas besoin de remonter il y a bien longtemps. Même pas 6 mois en arrière à Rio. Mais Rio c’était différent. J’ai très vite su comprendre pourquoi tout était allé de travers. Mais aujourd’hui c’est différent. Je ne comprends pas. Et il n’y a rien de pire que de ne pas trouver d’explication. Car j’étais prête. Physiquement au top. Rapide comme jamais. Forte comme jamais. Mentalement mieux préparée. Pas stressée, ou juste ce qu’il faut. Mais quelque chose n’allait toujours pas. Mais quoi ?

Alors j’entends beaucoup de choses, beaucoup de conseils. Je filtre, j’écoute et prends ce qui me semble pertinent. Je cherche une réponse. J’attends d’être moins peinée pour analyser avec mon coach. Mon coach qui a fait tout juste. Qui m’amène année après année un échelon plus haut. Qui sculpte en moi une athlète de pointe. Une machine de guerre. Lui aussi est en peine. En grosse peine. Et c’est encore plus difficile à accepter. Je sais que notre duo fonctionne. Ma confiance en lui est intacte voir même renforcée. C’est simplement le meilleur. Le meilleur pour moi. Ma contre performance ne vient pas de son travail. C’est un élément qu’il ne peut pas contrôler qui a flanché. Mais lequel ?

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai eu une discussion pertinente, qui m’a beaucoup apporté. Peut-être un début d’explication. Cette personne que j’admire et qui est une référence pour moi dans le monde du 400m m’a dit cela : « Tu as couru ton deuxième tour avec les yeux dans le dos au lieu de les avoir sur la ligne d’arrivée. » Et il a raison. Même si je ne sentais pas mes concurrentes, mon esprit était sur elles au lieu d’être en moi. Du coup mon système nerveux n’a plus suivit. Au jour d’aujourd’hui, c’est l’explication la plus plausible que j’ai à vous offrir. Mais surtout à m’offrir à moi.

Il est l’heure pour moi de faire ma valise et quitter Belgrade. Certes le cœur gros mais ma personnalité a été enrichie d’une expérience supplémentaire. Même si je suis fatiguée d’apprendre et d’être patiente, je continue le travail. Je repartirai à l’entraînement remontée à bloc, prête à faire encore plus. Prête à changer certaines choses, à améliorer des aspects de ma personnalité. A faire ce qu’il faudra pour atteindre mon rêve.

Je retiendrai de ces championnats la magnifique personnalité de Selina. Notre championne d’Europe. Une fille simple, humble et tellement talentueuse. Un exemple que je suis prête à suivre.  Cette fille fait championne d’Europe et elle arrive même à aller faire un décrassage avant de recevoir sa médaille. Et le lendemain, elle est déjà en jogging pour son footing matinal. Chaque détail compte et cela je l’ai compris.

 

26.01.2017: La saison en salle pour juger du travail effectué cet hiver

Après la récupération nécessaire à une saison 2016 extrêmement chargée, j’ai repris le chemin de l’entraînement au début octobre 2016. Un premier bloc de 6 semaines a servi à poser les fondements hivernaux en terme d’endurance et de force générale. A la mi-novembre, je me suis envolée pour un premier stage de 4 semaines en Afrique du Sud afin de commencer un travail plus spécifique dans de bonnes conditions météorologiques. De retour pour Noël et les fêtes, j’ai pu mesurer une première fois lors d’un bref séjour à Macolin les progrès réalisés durant cette préparation. Que ce soit en force, en vitesse, en endurance ou en résistance, tous les paramètres étaient meilleurs que la saison passée.

C’est donc en pleine confiance que je suis repartie début janvier en Afrique du Sud pour la phase finale avant les compétitions en salle. Ce mois de janvier a été l’occasion pour moi de renouer le contact avec les haies. Nous avons travaillé sur un nouveau rythme de 14 foulées entre les obstacles et également fait des départs avec un pas de moins jusqu’à la première haie. Déjà quelques bonnes choses qui demandent à être stabilisées ce printemps. Je termine ce deuxième séjour en Afrique en bonne santé et je me réjouis de débuter ma saison en salle ce dimanche afin de valider les progrès de la préparation.

 Vers une première finale en salle ?

Cette saison en salle va me mener aux Championnats d’Europe à Belgrade (3-5 mars 2017). J’y disputerai le 400m. Les 52.36 réalisés l’hiver dernier me donne certaines ambitions pour ce grand championnat. Je pense être capable d’entrer pour la première fois en finale d’un grand championnat indoor. Je sais que le plus grand challenge sera de pouvoir appliquée ma tactique de course et de franchir étapes après étapes les différents tours. Mais là aussi, le doublé 200-400m réalisé l’hiver passé aux championnats suisses m’a appris à enchaîner les courses, à gérer mes efforts et à récupérer rapidement mentalement et physiquement.

Ma planification définitive sera décidée au coup par coup en fonction des observations réalisées lors des compétitions et afin d’arriver en pleine possession de mes moyens à Belgrade.

Voici néanmoins mon programme provisoire :

29.01                      Macolin                400m

04-05.02               Macolin                 200m-400m

11.02                      Vienne (AUT)      400m

18-19.02               Macolin                 200-400m

24.02                      Madrid (ESP)      400m

03-04.03               Belgrade (SRB)    400m

Du nouveau du côté sponsoring

Arrivée au terme d’un cycle olympique, l’automne et l’hiver ont également été l’occasion de renouveler ou de signer les contrats avec des partenaires qui rendent possible ma carrière d’athlète semi-professionnelle. J’ai eu le plaisir de pouvoir prolonger mon contrat avec mon équipementier ADIDAS qui me soutient déjà depuis 6 ans. Depuis cette saison, je roule désormais en HONDA à travers le soutien du Garage Bottone. Je remercie tous mes sponsors et partenaires pour leur fidèle soutien ainsi bien sûr que les institutions comme l’Aide Sportive Suisse, le Fonds du Sport Vaudois et Swiss Athletics. Athletissima Lausanne a également annoncé vouloir poursuivre leur collaboration et je me réjouis de courir à la Pontaise le 5 juillet 2017 !

J’espère que cette saison 2017 va nous apporter beaucoup de succès, j’y travaille durement !

Au plaisir de vous revoir et de recevoir vos encouragements !

 

04.01.2017: Que me réserve 2017 ?

2016 c’est fini. Et j’en garde un magnifique souvenir. Alors oui il y a eu la terrible désillusion de Rio mais celle-ci sera avec le temps une force. Et si je regarde dans le retro de cette année achevée, je suis fière. Fière du chemin parcouru, fière de mes résultats, fière de mon équipe et mon entourage.  Mais je n’oublie pas d’où je viens, ce qu’il a fallu pour en arriver là. Je sais qu’on est très vite en bas denouveau et qu’il ne faut rien lâcher.

J’ai pris les souvenirs et les sensations avec moi en 2017 et me voilà d’attaque. Je suis à nouveau prête pour un décollage en Afrique du Sud dans quelques jours pour préparer la prochaine échéance de mars. Car le prochain arrêt dans mon aventure est planifié pour le 3-4 mars avec les championnats d’Europe indoor sur 400m. Cette distance je la connais, mais ce que je ne connais pas, c’est les combats en salle. Sortir les coudes, partir plus vite que ce que l’on peut, se rabattre devant les concurrentes. Tout est à apprendre car les derniers souvenirs ne sont pas bons. Mais j’aime les challenges et je me dis que 22’’38 sur 200m peu de mes concurrentes sur 400m l’ont réussi.

Que me réserve 2017 ? L’année sera plus tranquille avec seulement une compétition majeure en été. Est-ce que je vais réussir à ne pas tomber dans un trou d’après année olympique ? Est-ce que je vais réussir à montrer des courses en 14 foulées ? Est-ce que cela sera bénéfique ? Des interrogations j’en ai pleins. De la confiance un peu…juste ce qu’il faut…ou peut-être juste pas assez. Des ambitions j’en ai beaucoup, la motivation aussi ! ET les réponses on les obtiendra que dans quelques mois J

D’ici là, continuez à croire en moi, à me suivre car cela me donne la force. Et moi je vous transmettrais mon plaisir de courir sur la piste.

Je vous souhaite une belle année 2017 ! Tous mes voeux

 

01.12.2016: A la trois quart du stage

Me voici depuis presque 3 semaines dans mon paradis athlétique, l’Afrique du Sud. La préparation pour 2017 est bien lancée. Le minimas pour les championnats du Monde de Londres en août viennent de sortir : je dois courir 56’’10 pour être de la partie.

C’est un temps que j’ai presque couru à chaque sortie l’année dernière donc il ne devrait pas me faire peur. Mais j’ai toujours beaucoup de respect pour ces minimas car ils sont fixés en fonction des meilleures athlètes du monde donc cela reste difficile.

La course au minimas et mieux encore a déjà commencé depuis quelques semaines. Trouver le rythme après une année 2016 riche en émotions n’a pas été facile mais avec le temps, les choses reviennent gentiment dans l’ordre. Avec mon entraîneur, nous sommes partis sur un « copier-coller ». Les entraînements sont construits sur la même base que l’année dernière. Même nombre de km, même temps exigés etc… Et c’est là que cela devient intéressant car je peux voir la progression ou pas. Tout me semble plus simple, j’ai même parfois l’impression de m’ennuyer. Mais mon coach m’explique que c’est un bon signe car cela veut dire que « j’encaisse » mieux et que me base devient plus forte encore. Il faudra maintenant que je puisse faire la différence lors des vrais entraînements lactiques. D’ici quelques jours…

Il me reste encore 9 jours à Potchefstroom (RSA) avant mon retour à la maison pour les fêtes de fin d’année. Ce seront les plus difficiles pour la tête car une grande partie du groupe d’entraînement rentre dans 3 jours. Je serais bien rentrée avec eux aussi mais ce n’est pas le plan. En plus de travailler le physique, je travaillerai aussi le mental. Mais du coup, le retour sera d’autant plus apprécié. Retrouver mon appartement chaleureux avec décoré pour Noël, retrouver mes habitudes et ma routine. Des petites choses qui font mon bonheur.

Il est temps de me préparer pour mon entraînement : 3x(500-300-200)

Je vous souhaite à tous un magnifique premier jour de décembre, et vous envoie un peu de chaleur africaine

 

05.11.2016: Pilates et moi

Je vous avais parlé de ma nouvelle activité : le Pilate. Je vais vous en dire un peu plus.

Chaque année, j’essaie d’introduire une nouveauté dans mon programme hebdomadaire. Cette saison, j’avais envie d’y mettre le Pilate. C’était un projet que j’avais depuis un petit bout de temps mais je n’avais jamais eu l’occasion de  le placer dans ma semaine. Je ne trouvais pas la flexibilité dont j’avais besoin.

Mais depuis peu, j’ai trouvé mon bonheur. En dessous de chez moi se trouve un sublime studio. En discutant avec Shannon, la boss, j’ai trouvé ce que je cherchais. Et j’adore aller à mon cours.

Les leçons de Pilate sont d’une durée de 50 minutes pour un maximum de 8 personnes. Parfois nous sommes un peu moins, cela dépend de l’horaire choisi.  On commence par un petit warm-up comme aime le dire Shannon, qui a passé de la casquette boss à celle de monitrice. Quelques exercices d’abdos suivi par quelques mouvements de stretching. Ensuite c’est parti. Je suis dans le groupe wasabi, c’est à dire les « avancés » donc ça va vite et intensément :)

La particularité chez Pilates et moi, c’est que nous travaillons sur une machine, le reformer. On peut ainsi intensifier les exercices grâce à différents ressorts.

Sur les 50 minutes de cours, nous renforçons toutes les parties du corps. Bras, jambes, mollets, adducteurs et bien entendu le tronc. C’est surtout pour renforcer le tronc que j’ai entrepris cette démarche. Car oui j’ai des plaques de chocolat mais en dessous je suis faible. Après une séance, j’ai les abdos qui brulent et je sens que j’ai bien travaillé.

Durant le cours, Shannon met un peu de musique en fond mais la vraie mélodie est donnée par elle. Avec son charmant accent australien mélangé avec un petit accent vaudois, elle nous donne le rythme des exercices. Elle chante et nous transmet sa passion pour le Pilate. Un pur bonheur !

C’est sans hésiter que je recommande le Pilate et précisément le studio « Pilates et moi ».

Après seulement 2 séances, j’ai ressenti les effets sur mon entraînement quotidien. Je me sens plus forte dans le placement de mon corps. Plus haute sur mes appuis. Je suis donc ravie car je ne pensais pas voir les effets si tôt.

Chaque semaine je me réjouis déjà d’être à la suivante même si je souffre :)

N'hésitez pas à aller faire un tour sur le site internet : http://www.pilates-et-moi.ch/ 

 

16.10.2016 : C’est la reprise

Bonjour à tous.

Voilà, la reprise a sonné depuis maintenant 2 semaines. Un petit travail de base tout en douceur pour relancer la machine. Et dès demain, les choses sérieuses commencent.

La pause estivale a fait du bien. J’ai essayé d’en profiter du mieux que j’ai pu même si elle a été très agitée. La première moitié est toujours consacrée à mon monde professionnel que j’entretiens à 30% tout au long de l’année.

Organisatrice de la Romande Energie Run, les journées avant la manifestation sont toujours très actifs. Petite satisfaction avec pour la première fois la barre des 2000 coureurs franchie.

Ce qui me passionne dans l’évènementiel, c’est la diversité des tâches. Il faut organiser la communication, assurer la sécurité des coureurs et mettre en place une fermeture de la route complète. Penser aux ravitaillements, aux inscriptions, au chronométrage, aux toilettes sur le parcours, le transport des bagages, inciter les coureurs à venir en train, trouver des prix pour les vainqueurs, etc…

Et ce qui est magnifique, c’est quand le jour J tout se met en place simplement sans couac. Bon j’avoue qu’il y a toujours des couacs mais le coureur ne doit pas les voir et doit ressortir de la manifestation avec le sourire aux lèvres, et fatigué J

Tout ceci est fatiguant mais passionnant et chaque année je me dis que l’année prochaine sera encore meilleure.

J’ai tout de même réussi à prendre une semaine de vacances. Loin de tout et surtout de mon téléphone. Car ce petit engin est mon outil de travail et il est donc difficile de déconnecter. Alors quand on peut le mettre quelques jours sur off c’est un vrai bonheur.

Comme je l’ai dit, la reprise a sonné. Elle a un son un peu différent cette année car beaucoup de filles de mon groupe ont annoncé leur retraite. Clélia Rard-Reuse, Marisa Lavanchy et Joëlle Golay. Toutes des filles de ma génération, des filles avec qui j’ai tout fait, toujours. Clélia avec qui j’ai partagé toutes les nuits en camps d’entraînements ou en compétitions internationales. Elles ne sont plus là. Je me retrouve la « vieille » avec la génération future. Elles vont me booster et m’apporter quelques choses de nouveau et un vent de fraicheur J Je vais apprendre des mots que je ne connais pas, je vais être sur leur snapchat mais surtout je vais beaucoup rire et passer du bon temps. J’en suis certaine.

Reprise sonne généralement avec résolution. (j’en prendrai aussi le 31 décembre promis) J’ai entrepris une démarche pour commencer le pilate car je pense que pour ma discipline, cela peut aider. J’ai trouvé un petit studio en bas de chez moi qui s’appelle « Pilates et moi » et j’adore. Je l’adore tellement que j’en ferai une news spéciale dans quelques semaines. J J’ai aussi commencé avec un coach mental. J’en ressentais le besoin après mon échec de Rio. On verra ce que cela peut m’apporter. Par contre à ce propos, vous n’aurez pas de news car c’est trop personnel J

Et ma dernière résolution est de vous écrire plus. Raconter ma vie de sportive plus souvent pour que vous puissiez vivre avec moi ma passion.

Donc à bientôt…

Lea

 

Journal de bord: #thelifeinRio #9

Me voici à nouveau en train de vous écrire. Les derniers jours ont été difficiles. Comme vous le savez surement, mon rêve olympique s’est transformé en cauchemar. Depuis cette grosse contre performance, j’essaie de trouver des explications sur pourquoi mon creux est arrivé ce jour ci ? Pourquoi fallait-il qu’il tombe maintenant ? Qu’est-ce que j’ai fait de faux ? Pourquoi est-ce que je n’ai pas sur maitriser ce couloir 1 ? Je réfléchis beaucoup mais ne trouve pas de réponse. Il est difficile d’accepter que la forme ait disparue en 1 semaine. Je n’y crois pas. Mais l’accumulation de petites choses m’ont surement déstabilisée et je n’ai pas réussi à me ressaisir pour le jour J. 

Est-ce que je suis arrivée trop tôt à Rio ? Est-ce que la grandeur du village m’a fatiguée ? Est-ce que la nourriture a eu un impacte aussi ? Est-ce que ma saison a été trop chargée avant les JO ? Tant de petits détails qui peuvent, quand on les met bout à bout, déstabiliser un organisme. Je ne me cherche pas d’excuse, loin de moi cette idée, je cherche des explications pour ne pas refaire la même erreur.

La déception est immense, une claque à vitesse grand V en pleine figure. Il me faudra du temps pour digérer cette épreuve. Pour l’instant je me fixe Athletissima pour prendre ma revanche puis Weltklasse pour clore une saison incroyable. Après cela, je prendrai un peu de temps loin des pistes pour faire le vide et oublier.

Mais je suis motivée comme jamais. Déçue certes, mais chargée à bloque pour revenir plus forte encore. J’ai beaucoup appris et observé durant ces Jeux olympiques. Me suis inspirée de Sara Peterson, médaillée d’argent sur 400m haies. Elle m’inspire beaucoup et me faire croire en mes capacités aussi.

Du fond du cœur je m’excuse envers tous pour ma prestation inadmissible et vous remercie tous pour votre soutien. Vous avez été nombreux à m’envoyer des messages. Trop pour que je puisse répondre à tous. Mais tous vos mots m’ont touchés et me donne la force de digérer plus vite. 

Journal de bord: #thelifeinRio #8

C’est parti !! Enfin l’athlétisme a commencé ici aux JO. Avec Mujinga qui a très bien lancé cette première journée en se qualifiant pour les demi-finales du 100m. Et surtout, ce qui est fou c’est sa course, car la qualification on savait qu’elle en était capable, mais la manière était très belle. Une sortie de blocs juste folle et ensuite la gazelle était lancée.

Mais avant cela, j’ai eu ma conférence de presse avec quelques autres athlètes. Parler de l’acclamation, de la forme, des objectifs devant les journalistes rassemblés l’espace d’un instant. La conférence s’est tenue à Ipanama, une plage juste incroyable. L’ambiance là-bas était folle. Des vagues de plus de 2m s’avançaient sur la plage et une légère brume s’élevait dans les horizons pour donner une atmosphère très prenante. C’était un cadre idyllique. J’y serais bien restée pour piquer une tête dans l’océan mais les journalistes nous attendaient déjà depuis un moment. En résumé j’ai dit :

·       L’acclimatation est bonne. Il m’a fallu quelques temps pour me faire à cette tombée de la nuit à 18h mais que maintenant tout était en ordre. J’ai fait mes séances d’entraînement le soir pour contrer cette fatigue prématurée.

·       La forme est là. On l’a vu sur les dernières compétitions avec mes très bons temps

·       Et l’objectif : LA FIIIIIINAAAAAALE !! Mais je sais que c’est un objectif ambitieux car je suis engagée uniquement avec le 13ème temps.

Revenons aux premières suissesses sur la piste. Mujinga -> demi finale. Fabienne : RECORD SUISSE ET FINALE !!!!

Rien à dire : Les Jeux sont lancés et ces demoiselles nous on montrées la voie à suivre. Je veux aussi courir !!!!! :)

 

Journal de bord: #thelifeinRio #7

Hier soir, nous nous sommes rendues à la maison suisse. Lors de chaque jeux olympique, les pays construisent un espace pour accueillir leurs fans et faire découvrir notre culture dans le pays hôte. On y découvre des spécialités suisses. C’est aussi le lieu où sont accueilli tous les médaillés olympiques du pays.

Nous nous sommes donc rendus hier à la House of Switzerland histoire de sortir un peu du village et surtout manger un peu autre chose et se sentir un peu chez nous.  Pour nous y rendre, nous avons eu un transport officiel des JO. Fait très important car sans cela, on ne peu pas emprunter les lignes olympiques. Sur ces voies, sont justement autorisés que les véhicules des jeux et ainsi nous évitons d’être bloqués dans le trafic. Car ici, les routes sont impraticables. La circulation est complétement folle. Un fois arrivé sur place, après 1h30 de trajet, (car oui notre chauffeur s’est perdu !) ,  nous avons pu aller dans un lounge réservé pour les athlètes uniquement. Nous étions au calme et chaud accompagné d’une bonne odeur de bois comme dans un chalet.  La nourriture a fait son effet. Des röstis avec une bonne ratatouille et du roastbeef.

Après le repas, nous avions la célébration de l’équipe d’aviron médaillée d’or. Ils sont une vraie inspiration pour moi. Champion d’Europe, champion du monde et maintenant encore le titre olympique. C’est un sport qui demande tellement et qui est tellement difficile. Chapeau bas !! Vraiment.

Ensuite de cela, nous sommes rentrés en Uber, ses fameux taxis qui font tant de polémiques en Suisse. Et franchement c’est le top. Pas cher, sur et en un rien de temps nous étions au lit :)

Journal de bord: #thelifeinRio #6

Le réfectoire. Toute une histoire dans le village olympique. En 2012, lors de mes premiers pas dans cette immense sale à manger je n’en croyais pas mes yeux. 4 ans plus tard, pareil. C’est tellement grand. L’installation qui a été montée est juste gigantesque. On peut y accueillir 5000 athlètes assis et il y a plus de 7-8 postes de nourritures. On y trouve de tout. Des choses simples dont on a l’habitude, asiatique, des spécialités du Brésil, des pizzas etc…Après c’est pensé et cuisiné pour 5000 personnes et ouvert 24h/24 donc la qualité n’est pas exceptionnelle. Mais c’est mangeable. :)

C’est toujours un peu le problème dans ces réfectoires, on se lasse très vite de la nourriture et on ne mange plus assez et correctement. Je dois dire que depuis 1 semaine passée ici, je ressens une certaine lassitude, mais je me force à chercher des petites nouveautés pour trouver l’appétit.  Après il y a toujours des petits coups de cœur comme les raviolis asiatiques, les yaourts grecs, ou encore les fruits de la passion.

En plus de cet endroit, il y a aussi un casual dining qui se trouve aussi dans le village mais est plus petit…beaucoup plus petits. Une vingtaine de tables de camping pour manger des grillades. Ça change un peu de l’autre coté et c’est moins grand et plus cosy.

Vous devez surement vous demander si le mythe du Mc Donald gratuit est vrai. Et bien oui ! Cette année, il ne se trouve pas dans le réfectoire mais ailleurs dans le village et n’est ouvert « que » entre 7het 22h mais il reste gratuit pour tous. On peut passer devant à n’importe quelle heure de la journée et il y aura une file pas possible. Temps d’attente moyen : 30 minutes ! Tout ceci car c’est gratuit J Je n’y ai pas encore été faire un tour je le réserve pour après ma course. Mais si je suis en finale, je n’aurai pas le temps d’y aller je pense car la course est le soir et je décolle le lendemain. Donc croisons les doigts pour que je ne puisse pas profiter du macdo gratuit.

Journal de bord: #thelifeinRio #5

Ce matin, nous avons eu la chance de fouler pour la première fois le stade olympique. Il y avait l’entraînement officiel avec le starter. J’ai profité de faire des départs sur 2-3-4 haies et un 300m. Le stade est magnifique.  Tout en bleu. La piste et les gradins. Il est immense. Je sens qu’on va se sentir pousser des ailes sur cette piste qui est en plus d’un revêtement MONDO. Et ceci pour les spécialistes, signifie rapidité !! C’est toujours un moment spécial la première fois que l’on entre sur le stade de compétition. Pour chaque athlète les rituels sont différents. Certains vont premièrement dans les gradins puis sur la piste. D’autres font des photos et vidéos de tout et profitent de faire des selfies avec les grandes stars (personne de m’a demandé :D). Des athlètes font un tour de piste en marchant pour ressentir les virages, les lanceurs font des tours sur eux mêmes dans leur aire de lancer. Un perchiste a marqué le sol pour faciliter la prise de marque le jour j. Et moi, j’ai commencé par mon échauffement les yeux dans le ciel pour admirer la grandeur du stade, puis mon entraînement et enfin les photos et vidéos J

L’information rigolote de cette journée était les transports. Je pense que nous étions plus de milles personnes à vouloir se rendre sur le stade en matinée. Et ils avaient prévus 1 bus toutes les 30 minutes. Donc autant dire qu’on avait un problème. Pour aller, cela passait encore car ils avaient une certaine flexibilité pour augmenter le nombre de bus. Mais au retour, c’était un vrai gag. On se serait cru au zoo. Les gens se ruaient dans les bus avant même qu’ils aient ouverts les portes. Il étaient à peine arrivé qu’ils étaient déjà plein et devait repartir. On se serait cru au zoo J Et moi ces mouvements de foule ça me fatigue alors j’ai attendu patiemment 1h qu’ils augmentent le nombre de transports.

Mais on retiendra la magnifique stade olympique que je me réjouis de revoir le lundi 15 août. Mais d’ici là, encore quelques entraînements et repos !! 

Journal de bord: #thelifeinRio #4

Aujourd’hui je vais vous parler de mes craintes pour ma compétition. Elles ne viennent pas de quelque chose que je peux contrôler comme par exemple mon état de forme. Ce dont j’ai peur, c’est du fait d’être dans l’hémisphère sud et donc en hiver ! Certes il fait chaud la journée, avec plus de 23 degrés, mais il fait nuit à 18h00. Et ce dernier point est non négligeable. Et comme je serai en session du soir pour chaque une de mes courses… Les départs varient entre 20h30 et 22h. Je dois donc être au maximum de mes capacités  alors que la nuit sera déjà tombée depuis un long moment. Pour contrer ceci, je suis venue passablement tôt au Brésil pour m’acclimater et m’entrainer en night session pour donner l’information à mon corps qu’il doit être actif tard le soir. Après 4 jours sur place, mon organisme a déjà pris le rythme, mes jambes tournent bien. Il me faut encore maintenant apprivoiser cette donnée d’hémisphère :)

P.S: PREMIERE MEDAILLE SUISSE!!!!!!! #HEIDI

Journal de bord: #thelifeinRio #3

Ce matin, je suis partie avec les filles du relais, Mujinga et Clélia à Copacana voir le beach-volley. La paire suisse Vergé Depré – Forrer était en lice contre une paire australienne. Nous avons la chance de pouvoir aller voir tous les sports que nous voulons et de n’importe quel pays. Il suffit juste de s’annoncer le jour avant pour obtenir des billets.

L’ambiance dans le stade de beach-volley était folle. L’arène est super grande avec des tribunes qui montent très haut. Nous étions assises tout en haut et avions donc une vue sur la mer.  L’ambiance d’un match de beach est folle. Musique et chorégraphie font partie intégrante du match. C’était un beau match avec au final une victoire suisse. Elles ont du se battre en 3 sets et contrer plusieurs balles de match mais au final, le point de la victoire leur est revenu.

Après le match, nous avons encore du vite aller faire quelques photos pour un magazine suisse sur la plage. Et nous avons profité de gouter leur fameux jus de coco que l’on boit directement à la paille dans la noix.  C’était intéressant J

Ensuite, retour dans le bus pour une petite heure avant de retrouver notre village olympique. Dans quelques heures c’est place à l’entraînement et mes premières haies ici au Brésil. 

Journal de bord: #thelifeinRio #2

Voici maintenant 2 jours que je me balade dans le village olympique. J'ai pris le temps de le visiter en long, en large et en travers. Il est grand...très grand! Nous sommes dans le building 4 tout en haut avec plusieurs petites nations, beaucoup d'iles qui parlent français. Nous sommes répartis dans des appartements de 7 personnes. Beaucoup de choses négatives ont été racontées sur le village et la qualité. Mais ce ne sont que des dires car nous sommes très bien logés. (a part que nous n'avons pas le droit de mettre le papier toilettes dans les WC :D) Il faut simplement s'armer de patience pour atteindre la chambre car les ascenceurs sont lents...très lents! Une fois j'ai mis plus de 6 minutes pour faire 13 étages. Ah oui et nous dormons au 13ème étage mais dans l'ascenceur il faut appuyer le bouton 14...on ne sait pas pourquoi :)

le village est magnifique, très vert et animé. Il y a des pistes cyclables partout car chaque nation se balade en vélo pour rejoindre les différents points. Il y a des piscines, des courts de tennis (avec Monsieur Djokovic qui s'y entraîne), des petits bancs et les anneaux au milieu du village.

Hier soir, après mon premier petit footing, j'ai pris le temps de me reposer et sentir cette ambiance sur la transate à la piscine. Avec la vue sur tous les builiding et le soleil couchant :)

 

Journal de bord: #thelifeinRio

Bonjour à tous. Je vais pas écrire beaucoup mais souvent. Tous les jours, ou peut-être tous les deux jours, histoire de vous faire vivre avec moi mon aventure sportive lors de ce plus grand rendez-vous mondial. Les règles sont strictes sur l'utilisation de certains mots mais vous savez où je me trouve (au Brésil :D) et pour quoi (une petite manifestation sympa :D)

Je suis arrivée dans le village hier, après un long voyage. Le premiers pas sur le continent se sont passés à 5h du matin (nous avons 5 h de décalage avec la Suisse) et mon premier vrai dodo fût quelques 20h plus tard à 2h du matin!! Car oui hier était la cérémonie d'ouverture!! Un moment magique. L'attente pour le défilé et long et fatiguant, on ne voit pas grand chose du show mais l'heure passée dans le stade, le défilé et les émotions ressenties en valent la peine. Le show mis sur pied, la lumière, les artifices, tout était fait pour nous donner la chaire de poule. En tournant sur moi, les yeux dans le ciel pour voir tous les détails et percevoir chaque instant, je me rendais compte à quel point le sport peut véhiculer des émotions incroyables. La réunion de tous ces pays, qu'ils soient riches, pauvres, grands, petits, en guerre, en encore en dévelopement, sous le même drapeau est quelque chose de fort. Nous sommes une seule famille et nous nous battons pour le même objectif. Ces émotions ressenties hier soir dans ce stade m'ont donné une énergie supplémentaire pour me battre sur la piste. Les Jeux sont lancés et j'ai hâte de vivre cette 2ème expérience. L'attente est encore longue car je suis en lice uniquement le 15 août mais d'ici là, je vais prendre le temps de m'acclimater et de m'impréger de cette ambiance folle. 

Je vous raconterai mon quotidien et j'espère que vous apprécierez :)

Lea

 

22.07.2016: Le plein de confiance a